Convention collective sécurité privée : guide complet 2026

La convention collective sécurité privée est l’IDCC 1351, brochure 3196, applicable depuis le 1er août 1985. La grille 2026 intègre les hausses prévues par l’accord du 25 septembre 2023, soit 5 %, puis 3,2 % et 2,8 %.

Une DRH vient de reprendre un contrat de surveillance. Le client demande une nouvelle proposition tarifaire, la paie signale plusieurs coefficients différents et le responsable d’exploitation annonce un transfert d’agents à la suite d’un changement de prestataire. Avant de valider un bulletin ou un prix de vente, il faut donc répondre à une question simple, mais déterminante : quelle règle conventionnelle s’applique exactement à chaque salarié et à chaque prestation ?

La réponse ne se limite pas à une grille salariale. La convention encadre aussi la classification, les horaires atypiques, le travail de nuit, la reprise de personnel et les qualifications. Pour sécuriser une décision RH, le bon réflexe consiste à relier chaque règle à une source officielle et à conserver une trace de la vérification.

Table des matières

Pourquoi la convention collective sécurité privée est au cœur des décisions RH

Un changement de prestataire vient d’être annoncé sur un site. Le client attend une nouvelle offre, la paie relève plusieurs coefficients et l’exploitation prépare la reprise d’agents. Avant de valider un bulletin ou un prix de vente, la DRH doit déterminer la règle conventionnelle applicable à chaque salarié et à chaque prestation.

La référence est la Convention collective nationale des entreprises de prévention et de sécurité. Elle a été signée le 15 février 1985, étendue par arrêté du 25 juillet 1985, publié au Journal officiel du 30 juillet 1985, puis est entrée en vigueur le 1er août 1985. Son champ couvre le territoire national et les départements d’outre-mer, pour les entreprises dont l’activité principale consiste à fournir des services de sécurité des biens et des personnes, dans le cadre historique de la loi n° 83-629 du 12 juillet 1983. La version officielle est consultable sur Légifrance.

La vérification doit porter sur trois repères :

  • IDCC 1351, identifiant de la branche dans les bases sociales ;
  • brochure n° 3196, référence éditoriale du Journal officiel ;
  • intitulé exact, pour éviter une confusion avec une convention voisine.

La fiche du ministère du Travail consacrée à la convention collective IDCC 1351 permet de comparer la dénomination, l’IDCC, la date d’entrée en vigueur et le texte consolidé. Cette étape conditionne ensuite le classement, le minimum conventionnel, le traitement des horaires atypiques et l’analyse d’une reprise de personnel.

Infographie illustrant l’importance de la convention collective de sécurité privée pour les décisions des ressources humaines.

Une erreur d’IDCC peut modifier les bulletins, le prix de revient, la réponse à l’appel d’offres et la gestion des salariés repris. Archivez donc la source consultée, la date de vérification et le périmètre d’activité retenu. La paie, la direction financière et un contrôleur doivent pouvoir reprendre le raisonnement.

La veille salariale s’appuie sur l’accord triennal du 25 septembre 2023, qui prévoit une hausse de 5 % au 1er janvier 2024, de 3,2 % au 1er janvier 2025 et de 2,8 % au 1er janvier 2026, selon la présentation de la convention collective de prévention et sécurité.

Champ d’application, entreprises et salariés concernés

Une société peut commercialiser une prestation de sécurité sans relever automatiquement de la même convention collective. Le rattachement se vérifie à partir de son activité principale, des services réellement vendus et des emplois mobilisés. Le périmètre des entreprises de prévention, de surveillance, de gardiennage et de sécurité des biens et des personnes doit être contrôlé dans le texte applicable, consultable via la recherche officielle des conventions sur le ministère du Travail.

Dans une entreprise de surveillance humaine, les agents de prévention et de sécurité, les agents cynophiles, les opérateurs de vidéosurveillance, les chefs d’équipe et les responsables de site peuvent relever de l’IDCC 1351. Le rattachement du poste se contrôle ensuite par les tâches effectivement exercées. Un salarié présenté comme gardien, mais chargé d’une mission technique ou d’un encadrement autonome, ne doit pas être classé sur le seul intitulé repris dans le contrat commercial.

Les situations frontières exigent une vérification séparée. La sûreté aérienne et aéroportuaire et la sécurité des manifestations sportives, récréatives ou culturelles entrent expressément dans le champ de l’IDCC 1351 (art. 1 ; annexe VIII pour la sûreté aéroportuaire). Une autre convention ne s’applique que si l’activité principale de l’employeur relève d’un autre secteur (ex. transport aérien, IDCC 275). Une prestation de sécurité incendie se rattache à l’activité principale de l’employeur et aux textes applicables aux salariés concernés. Pour l’événementiel, la convention du spectacle ne peut s’appliquer que si l’activité principale de l’employeur relève du spectacle.

ActivitéConvention applicableIDCCSource
Prévention, surveillance et gardiennageEntreprises de prévention et de sécurité1351Texte officiel vérifié dans la recherche citée ci-dessus
Sûreté aérienne et aéroportuaire assurée par une entreprise de sécurité privéeEntreprises de prévention et de sécurité (annexe VIII)1351Texte officiel vérifié dans la recherche citée ci-dessus
Personnel au sol d’une entreprise dont l’activité principale est le transport aérienPersonnel au sol des entreprises de transport aérien275Outil officiel de recherche cité ci-dessus
Employeur dont l’activité principale relève du spectacleConvention collective du spectacle à déterminer selon l’activitéÀ vérifierOutil officiel de recherche cité ci-dessus

Le comparateur Laboris des conventions collectives peut servir à repérer les différences entre branches. Il ne remplace ni l’analyse de l’activité principale ni la consultation du texte applicable. Le risque récurrent consiste à appliquer l’IDCC 1351 à toute personne travaillant sur un site sensible. Le rattachement se raisonne d’abord au niveau de l’entreprise, puis des activités réellement exercées.

Classifications professionnelles et grille de salaires 2026

Un agent affecté au filtrage ne doit pas conserver un coefficient d’exécution si ses missions, sa technicité ou son autonomie ont évolué. La classification relie le poste, la qualification et la rémunération minimale. Elle se vérifie à partir de la fiche de poste, des responsabilités d’encadrement, du degré d’autonomie et des compétences réellement exigées, plutôt qu’à partir du seul paramétrage historique du logiciel de paie.

Les emplois se répartissent entre exécution, agents qualifiés, maîtrise et encadrement. La carte professionnelle, une formation APS, une qualification SSIAP lorsqu’elle correspond à la mission et l’expérience peuvent éclairer le positionnement. Elles ne remplacent pas la lecture des emplois repères et de la grille applicables dans le texte officiel de la convention sur Legifrance.

La grille 2026 présente des écarts resserrés entre les premiers coefficients. Les montants suivants correspondent aux minima bruts mensuels communiqués pour l’IDCC 1351, avec leur taux horaire associé, selon la grille 2026 publiée par BG2SP.

NiveauCoefficientQualification typeSalaire brut mensuel minimal 2026Source
Agent qualifié120Agent de sécurité qualifié1 883,85 €, soit 12,42 €/hGrille 2026 BG2SP
Agent confirmé130Agent de sécurité confirmé1 908,54 €, soit 12,58 €/hMême source
Fonction qualifiée ou technique140Fonction de filtrage ou qualification renforcée1 965,78 €, soit 12,96 €/hMême source
Fonction technique ou filtrage renforcé150Agent spécialisé2 039,33 €, soit 13,45 €/hMême source

Les écarts entre les premiers coefficients représentent environ 20 à 80 € brut mensuels, selon les niveaux comparés. Le classement devient donc un sujet concret dès qu’un agent prend des missions techniques ou de filtrage. Une sous-classification diminue le coût immédiat, mais expose l’employeur à un rappel de salaire et à une contestation de l’évolution professionnelle.

La paie doit distinguer minimum et rémunération contractuelle

Le minimum conventionnel fixe un plancher. Le salaire prévu au contrat peut lui être supérieur, tandis que les éléments liés aux horaires ou à la mission suivent leur propre régime. Pour vérifier les cotisations et l’assiette sociale, le gestionnaire paie doit consulter le BOSS, Bulletin officiel de la sécurité sociale, en complément de la convention collective.

Le bulletin doit reprendre l’intitulé du poste et le coefficient appliqué. En contrôle, la cohérence entre contrat, fiche de poste, planning, qualifications et bulletin permet de justifier le classement, au-delà de la seule comparaison du brut avec la grille. Les règles de calcul de l’assiette et des cotisations sont à vérifier dans la documentation officielle du BOSS, selon la nature exacte des sommes versées.

Temps de travail, nuit et règles spécifiques de la branche

À la reprise d’un marché, un planning peut sembler complet tout en ne respectant pas la durée minimale d’une vacation. L’avenant n° 2 du 3 septembre 2025 à l’accord du 1er avril 2021, étendu par arrêté du 27 mai 2026 (JO du 5 juin 2026), s’applique depuis le 1er juillet 2026 aux agents d’exploitation et agents de maîtrise, hors personnels de l’annexe VIII (sûreté aérienne et aéroportuaire) et hors astreintes. Toute période de travail est rémunérée au minimum 6 heures, sans distinction entre temps complet et temps partiel. Deux périodes séparées par une coupure non rémunérée de 2 h au plus forment une seule période ; au-delà de 2 h, l’amplitude (de la première prise de poste à la dernière fin de poste) est rémunérée au minimum 6 heures. Ne sont pas concernés : les visites médicales, les réunions collectives, la formation, les heures de mandat, les entretiens professionnels ou disciplinaires et les vacations courtes liées à un temps partiel thérapeutique. Avant le 1er juillet 2026, le minimum était de 4 heures (accord du 1er avril 2021).

Cette règle impose de distinguer une vacation continue d’une journée répartie entre plusieurs périodes. Le logiciel de planning doit enregistrer les heures de début et de fin, les coupures ainsi que le statut du salarié. La durée planifiée doit donc être comparée au contrat, au planning réellement exécuté et aux relevés d’heures.

Le travail de nuit exige une vérification du texte applicable

L’avenant du 25 septembre 2001 relatif au travail de nuit prévoit, pour chaque heure effectuée entre 21 h et 6 h, une majoration de 10 % du taux horaire minimum conventionnel et un repos compensateur de 1 % par heure de nuit. Est travailleur de nuit le salarié qui accomplit au moins deux fois par semaine au moins 3 h de travail de nuit, ou au moins 270 h de nuit sur 12 mois consécutifs (art. L3122-5 et L3122-23 du Code du travail, à défaut de stipulation conventionnelle).

SituationRègle applicableRéférence
Travail de nuit10 % du taux horaire minimum conventionnel entre 21 h et 6 h, et repos compensateur de 1 % par heure de nuitAvenant du 25 septembre 2001
Statut de travailleur de nuitAu moins 2 fois par semaine au moins 3 h de nuit, ou au moins 270 heures de nuit sur 12 mois consécutifs (règle légale, à défaut de stipulation conventionnelle)Art. L3122-5 et L3122-23 du Code du travail
Durée minimale d’une période de travail6 heures minimum, sans distinction temps complet / temps partiel, depuis le 1er juillet 2026 (4 heures auparavant) ; hors annexe VIII et astreintesAvenant n° 2 du 3 septembre 2025, étendu par arrêté du 27 mai 2026

Le contrôle ne s’arrête pas à la majoration. Les repos légaux et conventionnels, les changements de dernière minute et la traçabilité des heures doivent aussi être vérifiés. Pour les astreintes, les indemnités, les jours fériés ou une disposition plus favorable issue d’un accord d’entreprise, consultez le texte consolidé et l’ordre d’application. Une pratique retenue sur un site ne peut pas être transposée automatiquement à un autre.

Obligations employeur et reprise de personnel

À la veille d’un changement de prestataire, le risque ne se limite pas à organiser les nouveaux plannings. Une reprise mal documentée peut créer des écarts sur l’ancienneté, la classification, la rémunération ou les éléments contractuels. L’avenant du 28 janvier 2011 sur la reprise du personnel lors de la perte d’un marché a été étendu par arrêté du 29 novembre 2012, pour une application à compter du 1er février 2013. Le texte applicable doit être vérifié sur Légifrance, puis confronté à la situation réelle du site.

Le nouvel employeur doit examiner les conditions du transfert et les informations communiquées par le prestataire sortant. Cela comprend les salariés affectés à la prestation, leur ancienneté, leur coefficient, leur rémunération et leurs clauses contractuelles. Il faut distinguer ce qui relève de la convention collective, de la loi et d’un accord d’entreprise. Un avantage n’est donc pas maintenu automatiquement dans chaque configuration, et une promesse commerciale ne remplace pas l’analyse des documents opposables.

Hors sûreté aérienne et aéroportuaire, l’avenant du 28 janvier 2011 oblige l’entreprise entrante à reprendre 100 % des salariés transférables ayant au moins 4 ans d’ancienneté contractuelle et 85 % (arrondis à l’unité inférieure) des autres. Pour être transférable, le salarié doit notamment :

  • effectuer plus de 50 % de son temps sur le périmètre sur les 9 derniers mois ;
  • avoir accompli 900 heures de vacation sur 9 mois (au prorata à temps partiel) ;
  • être en CDI ou en CDD de remplacement ;
  • détenir une carte professionnelle et des formations à jour ;
  • ne pas être en préavis ni inapte.

Un avenant au contrat reprend l’ancienneté, la classification, le salaire de base et les primes mensuelles constantes soumises à cotisations. En revanche, les usages et avantages propres au prestataire sortant ne sont pas transférés : ce sont les accords de l’entreprise entrante qui s’appliquent.

Une checklist avant la clôture de paie

  1. Délimiter le périmètre. Contrôlez l’activité principale, l’IDCC déclaré et l’affectation effective des salariés. Le bulletin de paie, la DSN et les échanges avec le CSE doivent présenter des informations cohérentes.

  2. Vérifier la classification. Rapprochez la fiche de poste de la grille conventionnelle. Le coefficient inscrit sur le bulletin doit correspondre aux responsabilités réellement exercées, pas seulement à l’intitulé du poste.

  3. Documenter la reprise. Demandez les données nécessaires au prestataire sortant, identifiez les contrats concernés et formalisez la date de transfert. Examinez l’ancienneté et les éléments de rémunération avant toute importation dans le logiciel de paie.

  4. Suivre les qualifications. Les formations, la carte professionnelle et ses renouvellements doivent être suivis dans un calendrier distinct de la paie. L’avenant n° 2 du 26 novembre 2024 à l’accord du 26 septembre 2016 relatif aux qualifications professionnelles (création de l’emploi d’agent de sécurité cynophile expert, coefficient 190), étendu par arrêté du 15 mai 2025 (JO du 31 mai 2025), s’applique depuis le 1er juin 2025.

  5. Rapprocher les preuves RH. Entretiens professionnels, suivi médical, plannings, absences et bulletins doivent pouvoir être comparés. Les obligations générales sont consultables sur le Code du travail numérique, tandis que le BOSS sert à vérifier le traitement social applicable.

Infographie : reprise de personnel en 3 étapes — identifier la convention selon l’activité principale et contrôler l’IDCC déclaré en DSN, reprendre 100 % des transférables ayant au moins 4 ans d’ancienneté et 85 % des autres, signer un avenant au contrat.

Pour préparer des contrats, avenants et documents de suivi cohérents, la rédaction de documents RH peut être intégrée à une procédure de contrôle interne, avec validation juridique séparée. Le texte officiel cité plus haut reste la référence pour arbitrer les points propres à la reprise.

Profils clés et rémunération nette réelle après avantages

Pour comparer un APS, un agent cynophile ou un responsable d’exploitation, il faut distinguer le minimum conventionnel, les compléments liés aux conditions de travail et le net effectivement versé. Un brut ne permet pas, à lui seul, de calculer ce net. Les cotisations, le volume d’heures, les absences, la situation personnelle et les exonérations applicables modifient le résultat.

Un tableau présentant un net unique serait donc trompeur. Un APS en vacation de jour n’a pas la même paie qu’un agent cynophile travaillant régulièrement de nuit. De même, un responsable d’exploitation peut être payé au-dessus du minimum en raison de son expérience, de ses responsabilités ou du marché local. Cette rémunération contractuelle ne devient pas automatiquement un minimum de branche.

Les compléments à vérifier sur chaque profil

Montants depuis le 1er janvier 2026 (accord triennal du 25/09/2023) :

  • prime d’entretien des tenues : 8,78 € nets par mois, versée 11 mois sur 12 (hors salariés de l’annexe VIII) ;
  • prime de panier : 4,48 € par vacation comportant au moins 6 heures de travail effectif, continues ou discontinues depuis le 1er juillet 2026 (une seule indemnité pour une vacation de 12 h) ;
  • panier des emplois de l’annexe VIII (sûreté aérienne et aéroportuaire) : 6,87 €, pour 6 heures continues ;
  • indemnité maître-chien : 1,41 € par heure de travail effectif.

Ces sommes ne doivent pas être ajoutées indistinctement à chaque bulletin. Il faut contrôler l’éligibilité du salarié, la période concernée et le traitement social retenu.

ProfilCoefficientMinima brutNet estimé
Agent de prévention et de sécuritéÀ vérifier selon le posteÀ rapprocher de la grille applicableNon déterminable sans données individuelles
Agent cynophileÀ vérifier selon les fonctionsÀ rapprocher de la qualification réelleNon déterminable sans données individuelles
Agent de sûreté aéroportuaireÀ vérifier selon l’emploi (annexe VIII de l’IDCC 1351)À rapprocher de la grille des emplois de sûreté aérienne et aéroportuaireNon déterminable sans données individuelles
Chef d’équipeÀ vérifier selon l’autonomie et l’encadrementÀ rapprocher de la classification retenueNon déterminable sans données individuelles
Responsable d’exploitationÀ vérifier selon le niveau de responsabilitéSouvent complété par une rémunération contractuelleNon déterminable sans données individuelles

L’indemnité de nuit doit être calculée à partir des heures réellement concernées et du taux conventionnel applicable. L’astreinte, les repas, les déplacements et la prime d’ancienneté suivent chacun leurs propres règles. Ils ne doivent pas être confondus avec le salaire de base ni intégrés deux fois dans le calcul.

Point de vigilance paie : un appel d’offres se chiffre à partir du coût employeur complet, et non d’un net théorique. Le net renseigne sur l’attractivité de l’emploi. Le brut, les cotisations et les contraintes de planning déterminent la soutenabilité économique du contrat.

Vérifier et appliquer la convention en 5 étapes

Une erreur de convention collective se repère rarement sur un seul bulletin. Elle apparaît plutôt lorsque l’activité, l’IDCC, le coefficient, le planning et le paramétrage de paie ne concordent pas. La vérification doit donc laisser une trace exploitable par les RH et la paie.

  1. Qualifier l’activité principale. Partez du code NAF ou APE communiqué par l’entreprise, notamment 80.10Z lorsqu’il correspond à la sécurité privée. Ce code reste un indice. Comparez-le aux contrats clients, aux prestations réellement vendues et aux situations qui relèvent d’un autre champ, en vous reportant à la fiche officielle du ministère du Travail.

  2. Contrôler les documents sociaux. Rapprochez les bulletins de paie, la DSN, l’avis URSSAF et l’attestation de vigilance. L’IDCC déclaré doit correspondre à l’activité exercée, aux salariés concernés et aux règles configurées dans le logiciel. Un écart entre ces documents justifie une analyse avant toute correction collective.

  3. Vérifier le texte applicable. Retrouvez la brochure 3196 et l’IDCC 1351 dans le texte officiel de la convention cité dans la première section. Contrôlez les avenants étendus, leur date d’effet et les dispositions transitoires avant de modifier une règle de paie. Cette étape évite d’appliquer une version ancienne à une période déjà échue.

  4. Paramétrer et tester la paie. Saisissez les minima 2026 issus de l’accord du 25 septembre 2023, avec les hausses de 5 %, 3,2 % et 2,8 % prévues pour les périodes successives. Testez au minimum un bulletin par coefficient, un bulletin de nuit et un bulletin avec prime. Archivez les résultats, les hypothèses retenues et la date du contrôle.

  5. Organiser la veille. Suivez les publications officielles, les avenants et le BOSS. Une veille conventionnelle structurée centralise les changements, mais chaque alerte doit être relue selon l’activité de l’entreprise et sa date d’entrée en vigueur.

Infographie : appliquer la convention collective sécurité privée (IDCC 1351) en 5 étapes — qualifier l’activité, contrôler bulletins, DSN et IDCC déclaré, vérifier le texte et les avenants étendus, paramétrer la paie, organiser la veille.

La preuve de conformité repose sur le lien entre contrat commercial, planning, qualification, coefficient, paie et source officielle. Cette traçabilité limite les corrections fondées sur une ancienne grille ou sur une pratique héritée d’un prestataire précédent.

Laboris aide les équipes RH à vérifier une convention collective, comparer des dispositions, analyser des documents et suivre les avenants à partir de sources juridiques citées. Pour documenter le paramétrage de l’IDCC 1351 ou une décision de reprise de personnel, consultez Laboris.

Contenu informatif général. Cette page ne constitue pas un conseil juridique individualisé.

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